Facteurs génétiques influençant sur la croissance et le développement du poulain

Voici un petit récapitulatif des facteurs génétiques influençant sur la croissance et le développement du poulain. Ceci vous aidera je l’espère à choisir les meilleurs reproducteurs pour vos futurs poulains. Virginie SUZANNE. Ce sont les gênes qui déterminent les potentiels de croissance et de performance des animaux, d’autres facteurs (effets maternels, alimentation, et élevage) vont agir sur l’expression de ces gênes. EFFETS MATERNELS.   La croissance et le développement des poulains dépendent de certains caractères physiologiques de leur mère : une études a montré que le poids des poulains est déterminé par la taille de la mère. (concernant le transfert d’embryon, le poids des produits issus d’un transfert augmente si la mère porteuse est de taille supérieure à la mère donneuse). C’est le développement et le volume de l’utérus qui expliquent la capacité de croissance du fœtus. Le volume de l’utérus est lié à la taille de la jument. Le format de la jument expliquerait jusqu’a 12% des variations de poids des poulains à la naissance. Autres exemple : l’âge de la mère : une jument primipare donnera naissance à un poulain plus léger que les suivants. Pour plus d’informations, à lire: « Lequel du père ou de la mère aura le plus d’influence sur la taille du poulain ? » EFFETS PATERNELS les facteurs paternels ont peu d’influence sur le fœtus et s’expriment principalement après la naissance. La plupart des variations morphologiques du père sont très héritables (poids du père, gain de poids et de croissance du poulain similaire à celui du père après la naissance). EFFETS DE LA RACE On enregistre les plus forts gains de poids sur des races de trait (par rapport aux chevaux de selle). La précocité dans le développement est aussi variable en fonction des races. Les races de selle sont plus précoces que les races de trait en première année de croissance. Ensuite entre 1 et 2 ans les vitesses de développement des différentes régions corporelles sont systématiquement plus forte chez les chevaux de trait que chez les chevaux de selle. EFFETS DE SEXE (DIMORPHISME SEXUEL) Les poulains sont généralement plus lourds que les pouliches. Ceci s’explique par le fait que les mâles sont portés en moyenne 2 à 3 jours de plus que les femelles. Jusqu’au sevrage le potentiel de croissance est identique pour les 2 sexes. Le dimorphisme sexuel n’apparaît qu’à 24 mois pour les chevaux de selle et à 18 mois pour les chevaux de trait. A l’âge adulte les juments pèsent 10% de moins que les étalons. Cependant les femelles sont plus précoces au niveau du développement. Elles atteignent leurs mensurations adultes vers 2 à 3 ans contre 3 a 4 ans pour les mâles. Appris lors de la préparation de mon diplôme de BTSA responsable d’exploitation agricole avec option élevage équin, j’utilise ses méthode depuis la création de mon élevage. Article rédigé par Virginie SUZANNE de l’élevage MVS INDIAN’S HORSES et inspiré des cours de Valérie LITAIZE professeur en biologie animale.  

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Les facteurs affectant la fertilité du cheval

  1. CHEZ L’ETALON 1.1. Infections virales 1.2. Infections bactériennes 1.3. Infections parasitaires 1.4. les anomalies génitales     2. CHEZ LA JUMENT 2.1. Facteurs pathologiques 2.2. Les perte embryonnaires 2.3. Facteurs infectieux 2.4. Infections bactériennes 2.5. Infections à protozoaires 2.6. Infections mycosiques 1. CHEZ L’ETALON 1.1. Infections virales Artérite virale: Se caractérise par une dégénérescence et une nécrose des petites artères desservant le système musculaire. Les dommages subis par les artères se retrouvent dans toutes les parties du corps avec œdèmes, hémorragies et sont révélés par des symptômes divers : avortement si la jument contracte la maladie pendant la gestation, fièvre, diminution des globules blancs, inflammation catarrhale des muqueuses respiratoires, digestives, œdème de la conjonctive, des paupières, des membres. Ce tableau clinique est actuellement atténué chez les animaux séropositifs détectés. Au cours de la période fébrile de la maladie, le virus est présent dans le sang, les sécrétions nasales, le sperme, la salive et les fèces des animaux atteints. Chez l’étalon porteur le sperme contiendrait le virus pendant la phase clinique de la maladie. Le virus persiste dans la semence d’un certain pourcentage de convalescents quelques semaines après la fin des symptômes et chez le 1/3 des animaux pendant des années (porteurs chroniques). Le taux de porteurs chroniques varie considérablement selon les élevages. On suppose que le repos sexuel dès l’apparition des premiers symptômes, la vaccination avec un virus vivant atténué ou enfin des signes cliniques moins sévères diminuent les chances d’apparition de portage chronique. Les juments saillies par un étalon porteur-excrèteur deviennent systématiquement séropositives (Anticorps neutralisants) dans les 28 jours suivant la saillie. Elles présentent très rapidement des signes cliniques de la maladie. Ces étalons joueraient un rôle très important dans la dissémination de la maladie. Le portage du virus dans la semence s’accompagne toujours de la présence dans le sérum d’Anticorps neutralisants à des taux élevés. Le niveau d’excrétion du virus apparaît constant pendant toute la durée du portage. Un étalon séropositif qui a terminé la phase évolutive de la maladie et qui n’est pas excréteur du virus dans son sperme ne deviendra jamais excréteur à l’avenir. C’est sur cette phase que repose la réglementation. Anémie infectieuse C’est une maladie spéciale aux équidés, infectieuse, virulente, peu contagieuse et essentiellement inoculable. Elle est due à un Rétrovirus et se caractérise par une évolution chronique où dominent amaigrissement, œdèmes et anémie entrecoupés par les épisodes aigus fébriles. Un animal contaminé par le virus le sera jusqu’à sa mort. Il sera porteur d’Anticorps spécifiques mis en évidence par le test de Coggins. Le sang représente la source virulente essentielle : d’où les transmissions par des insectes piqueurs et certaines interventions (seringue, rabot odontriteur, fibroscop…). On compare cette maladie au SIDA de l’homme. Le virus peut également être présent dans le sperme. Sa transmission aux juments a été peu étudiée. Un étalon atteint doit être abattu. Exanthème coïtal Il est dû à un Herpes virus type III. Les symptômes sont des petites vésicules sur la verge qui rendent l’étalon temporairement déprimé, incapable de

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