Appaloosa et sélection

 La race appaloosa est née de la sélection minutieuse opérée par les Indiens Nez-Percés : ce peuple de chasseurs et de guerriers nomades avait besoin de chevaux robustes, rustiques, endurants, aux pieds sûrs, mais aussi courageux et rapides. Durant la guerre contre l’armée américaine, les appaloosas permirent aux Nez-Percés de tenir en échec la cavalerie américaine de nombreux mois, fuyant sur des terrains montagneux où les chevaux de l’armée américaine ne purent pas les suivre. Après la capitulation des indiens Nez-Percés et la dispersion de leurs chevaux, il fallut attendre plusieurs années avant que les éleveurs passionnés décident de recréer la race et définissent un standard. Découvrez l’histoire de « la lignée Toby’s ou la légende de l’appaloosa » ! Les premiers reproducteurs choisis furent appelés les « fondateurs »: CandyF320, Patchy F416, Sundance F500, Toby, Red Eagle, Simcoe’s Sarcee, Chief ofFourmile, Joker B, Juaquin, Bambi E etc… Depuis quelques années, de trop nombreux croisements avec des quarter-horses et des pur-sang ont dilué le sang appaloosa. Néanmoins, plusieurs éleveurs américains et quelques éleveurs européens oeuvrent pour la préservation de la race appaloosa pure, sélectionnant leurs chevaux à partir des lignées fondatrices. Ces chevaux appaloosa dits « fondation » sont particulièrement appréciés comme chevaux d’extérieur et d’endurance de part leurs qualités innées : faculté de récupération, caractère calme, dos et ossatures forts, sabots solides. Actuellement seuls les chevaux issus des fondateurs, avec au moins 75% d’ApHC sur 5 générations (1ère génération : Le cheval) et aucun non ApHC dans les 4 premières peuvent être inscrits à la Foundation Appaloosa Horse Registry (FAHR) et porter le nom d’appaloosa fondation.   On reconnait également un appaloosa fondation à la présence dans son pédigree d’ancêtres possédant un numéro ApHC comportant la lettre F ou un numéro inférieur à 69999. Aujourd’hui, coexistent donc deux types d’appaloosa bien distincts: – L’appaloosa moderne possède, à l’image du quarter horse avec lequel il a été croisé, une ossature plus légère, une arrière-main puissante, une encolure longue, des crins fournis et une petite tête. Il est particulièrement apprécié en show /compétition western. Plus élégant et rapide que l’appaloosa fondation, il a perdu en rusticité et en endurance. Il est souvent moins coloré que l’appaloosa originel. – L’ appaloosa fondation possède une morphologie avec « de l’os », une encolure moyenne, des pieds solides, des crins souvent peu fournis, une couleur en général spectaculaire . Avec sa stabilité mentale, sa rusticité et son endurance, il est particulièrement adapté à l’équitation d’extérieur. Il a hérité des qualités originelles de l’appaloosa nez-percé. Alors, appaloosa moderne ou véritable appaloosa indien, à vous de choisir ! Quelques fondateurs : Article rédigé par Michel et Virginie SUZANNE              

Lire la suite

Sélection et dégénérescence de la race arabe

 SOMMAIRE INTRODUCTION : généralités sur le pur-sang Arabe. I Le pur-sang arabe : race internationale 1.1. Historique 1.2. Géographie II L’insémination au service de la sélection 1.1. Les contraintes de sélectivité du berceau de la race 1.2. Aspects génétiques, conséquence sur la population Arabe 2.1.1. l’incidence de l’insémination artificielle sur le progrès génétique 2.1.2. L’incidence de l’insémination artificielle sur la variabilité génétique 2.1.3. Consanguinité Conclusion générale INTRODUCTION : généralités sur le pur-sang Arabe. Pour la plupart des gens, l’Arabe est le cheval par excellence. Il est effectivement certain que, sans lui, l’élevage du cheval de sang eût été impossible. Depuis des siècles, plusieurs races de poneys et de chevaux lourds ont été plus ou moins améliorés par des croisements avec l’Arabe. Elles y ont gagné en mobilité, rapidité, endurance, tempérament, élégance et beauté physique. L’Arabe a joué dans l’amélioration du pur-sang anglais un rôle capital et stimulé l’élevage du cheval de selle. Donc essentiel pour l’amélioration de la race chevaline, l’Arabe est sans conteste le plus beau et le plus racé des équidés. C’est là un heureux hasard, car sur les hauts plateaux de la péninsule Arabique, les Bédouins du Nadj (ou Nedj) qui pratiquèrent pendant des siècles l’élevage de cette race remarquable se préoccupaient avant tout d’accroître la résistance, la puissance, la rapidité, la frugalité et la soumission à la volonté du cavalier. Pour y parvenir, ils procédaient à une sélection impitoyable, à des croisements consanguins et veillaient avec un soin jaloux à la sauvegarde du sang originel. Pour un éleveur, entreprendre une journée de voyage avec une jument pour trouver le reproducteur adéquat était monnaie courante, et les Bédouins du désert connaissaient par cœur la généalogie de leurs chevaux. Si l’origine du cheval Arabe reste incertaine, peintre et gravures montrent que les Assyriens, les Perses et principalement les Egyptiens de l’époque pharaonique montaient déjà des chevaux aux jambes longues, élégants et racés, ce qui laisse supposer que ce type d’équidé léger et rapide n’est pas dû à la sélection et à l’intervention de l’homme, mais le résultat d’une adaptation aux conditions de vie extrêmes du milieu désertique originel. De cette souche primitive procèdent les différentes races et espèces que l’on qualifie globalement d’ » orientales « , dont fait partie le cheval vivant dans les désert de la péninsule arabique. La légende selon laquelle les Arabes pur-sang auraient eu pour ancêtres les cinq juments préférées du Prophète ne repose sur rien. En revanche, il est certain que, par son extraordinaire prescience et par son expérience de l’élevage qu’il a défini et clairement exposé dans le Coran, Mahomet à joué un rôle capital dans l’évolution et l’amélioration delà race arabe. L’expansion de l’Islam Autour du bassin méditerranéen a par ailleurs contribué à répandre le cheval Arabe dans l’Afrique du Nord et dans le Sud-Ouest de l’Europe. Par la suite, ces Arabes d’importation furent recherchés par les marchants, achetés, exportés. Des élevages se créèrent sur tous les continents. Rien qu’aux Etats-Unis, l’effectif est actuellement de 500 000 chevaux de race Arabe dont les ancêtres étaient d’authentiques animaux

Lire la suite