Habituer l’étalon au mannequin (fantôme)

  Habituer un étalon au fantôme n’est pas aussi dure que l’on a pourrait l’imaginer. cela implique un réflexe conditionné (rappelez-vous  » Pavlov  » et ses expériences avec le chien). La réponse (récompense) est naturellement une éjaculation. La condition pour obtenir sa récompense est la monte du fantôme (également connue sous le nom de simulacre de reproduction ou de mannequin) et l’utilisation d’un vagin artificiel. L’apprentissage de la monte est facilité par l’utilisation et le placement judicieux d’une jument en oestrus (chaleur) dans la pièce où se situe le fantôme. L’étalon est alors  » excité « , puis on place la jument devant le fantôme, légèrement à son côté droit, car il est plus facile pour l’étalonnier de travailler du côté gauche. Au début, il est mieux que les deux animaux de se fassent face, pour voir si l’étalon reste indifférent. L’étalon est mené au fantôme. Il sera préférable de mettre un peu d’urine de la jument en chaleur sur le fantôme, et il faut inviter l’étalon la sentir. Souvent il montera le fantôme une fois ceci fait, mais s’ il commence à manquer l’intérêt, on replacera alors la jument. Habituellement l’étalon montera après un peu d’encouragement. A ce moment, son pénis devra être guidé dans le vagin artificiel par l’étalonnier. Certains étalons ne supporteront pas le vagin artificiel et pourront en devenir agressif. Le meneur peut contrôler si l’étalon a éjaculé en palpant la base du pénis pour y sentir des pulsations au moment de l’éjaculation. Visuellement, on peut voir si le pénis se détend, mais cela dépendant de la méthode de collecte utilisée, dans certains cas on peut voir le sperme dans le récipient qui est attaché au vagin artificiel. Exemples de vagins artificiels Il est important de noter que l’utilisation d’un fantôme n’est pas difficile, il est très important de bien synchroniser le degré d’excitation par la proximité de la jument et la manipulation du pénis. Si ces phases ne sont pas accordées, il y a de fortes chances pour que l’étalon n’éjacule pas. Si cela se produit, alors on obtiendra l’effet inverse, et l’étalon aura appris qu’il n’est pas souhaitable de monter le fantôme. Pour cette raison, je suggère que la formation au fantôme doit être entreprise seulement par des personnes expérimentées. Certains étalons ne monteront jamais un fantôme, et/ou n’éjaculeront pas dans un vagin artificiel, ces étalons sont des étalons plus âgés qui sont déjà l’habitués à la monte naturelle. La collecte peut alors se faire avec l’aide d’une  » jument de saut « . on utilisera alors la jument comme fantôme et on fera tout de même la collecte dans un vagin artificiel (ce sera obligatoirement, une jument de nature calme en l’oestrus). Par Jos  Mottershead 1998.  

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Pourquoi retarder les chaleurs de poulinage ?

  Si on considère le choc que reçoit l’utérus pendant la grossesse, le fait qu’une jument puisse concevoir à nouveau une quinzaine de jours seulement après le poulinage est incroyable! Si, une nouvelle conception est réalisée en 5 jours après l’ovulation, c’est qu’elle a lieu dans un oviducte, il y a toujours 5 jours de « break » après l’ovulation. Une étude a prouvé que le taux de conception est plus important chez les poulinières qui ovulent plus de 10 jour après le poulinage que chez les poulinières qui ovulent avant. La réponse à la question «Pourquoi retarder les chaleur poulinage ? » est évidente ; il faut que l’utérus récupère avant de pouvoir être à nouveau fonctionnel.       On doit prendre cela en compte si l’on souhaite exploiter avec succès les chaleurs de poulinage. Le précédant poulinage ne doit pas avoir eu de complication, telle qu’une dystrophie, rétention placentaire, déchirure etc., et il devrait y avoir très peu de fluide dans l’utérus. Pour retarder les chaleurs de poulinage (ou toute autre chaleur), on doit utiliser des hormones. Je ne vais pas présenter l’aspect hormonal du cycle oestral de la jument ici, c’est un sujet assez long à développer, mais n’importe quel sélectionneur devrait avoir une bonne connaissance de ce cycle hormonal.       Les hormones le plus généralement utilisées pour manipuler le cycle de l’oestrus de la jument sont la progestérone (dans les marques – altrenogest –  » Regumate « ); l’œstrogène, et la prostaglandine. Pour que la prostaglandine ait un effet sur le cycle oestral, elle exige la présence d’un corps jaune (Corpus actif Luteum (CL)) qui est attaché à l’ovaire après une ovulation, mais après le poulinage, la jument n’a pas de CL ( car elle n’a pas ovulé depuis longtemps), et cette hormone ne peut pas être employée pour manipuler l’oestrus à ce stade. L’une ou l’autre des deux autres hormones peut cependant être utilisée seule, ou en association. La progestérone ou le traitement  » Regumate  » (Altrenogest) débute le jour de la parturition, au dosage régulier de 150 mg/jour en intramusculaire pour la progestérone ou 0,44 mg/kg par jour oralement pour  » Regumate  » pendant une période de huit jours. Cela aura comme conséquence une reprise de l’oestrus approximativement 3 jours après la fin du traitement. Il faudra tenir compte de 5 jours de plus pour tomber sur le jour de l’ovulation, ceci signifie que la jument ne devrait pas ovuler avant 16 jours après le poulinage. Vous noterez que je dis  » ne devriez pas « ! Car la progestérone seule ne supprimera pas nécessairement le cycle de la jument, elle peut immobiliser un follicule et un ovule prématuré. Au cas où ceci se produirait, il est bien d’injecter une dose de prostaglandine en même temps que la dernière dose de progestérone (au 8ème jour). (la prostaglandine agira alors s’ il y a un CL).        La progestérone et l’Estradiol 17 bêtas combinés n’est malheureusement pas disponible directement pour les éleveurs, mais le vétérinaire peut vous la fournir. C’est un produit

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Les chaleurs silencieuses

  Il existe plusieurs cas de chaleurs silencieuses chez les juments. Tous ne sont pas encore compris, car nous ne sommes pas encore entrés dans la tête des chevaux ! L’anoestrus de lactation est une des situations où les chaleurs silencieuses sont remarquées. Cela se passe manifestement après la naissance du poulain et jusqu’à 3 mois après. Et parfois même jusqu’au sevrage du poulain. Quelques fois, la jument montrera un  œstrus de chaleur de poulinage 5 ou 15 jours après le poulinage et quelques fois elle montrera un œstrus en l’absence du poulain. La plupart de ces juments ont un œstrus endocrinien, en d’autres mots, les hormones font ce qu’elles doivent faire et les juments produisent un follicule et une ovulation mais elles ne sont pas prêtes à la reproduction. Elles font une sorte de  » break « . Une des principales raisons du faible du taux de cycles et de conceptions est une mauvaise optimisation du temps passé avec l’étalon. Des juments ont besoin de 15 minutes, sinon un trop court moment avec l’étalon ne permet pas de provoquer de réponse et même si cela est souvent renouvelé. Pour les juments qui ont un œstrus mais qui ne le montre pas, un suivit par palpation rectale et écographie est nécessaire. Il y a des juments qui ne montreront aucun signe de l’œstrus sauf pour le jour de l’ovulation et même après une période avec l’étalon. La reproduction de ces juments serait probablement manquée sans palpation. Si une ovulation imminente est détectée et que la jument n’est pas encore prête à recevoir l’étalon, l’Insémination Artificielle est bien sûr recommandée. Des juments en anoestrus de lactation sont réellement en  » anoestrus  » et n’ont pas d’activité hormonale. Souvent ces juments reprendront leur cycle d’œstrus une fois le poulain sevré. Pour les juments qui n’ont pas de poulain, mais qui sont apparemment en anoestrus même après un moment avec l’étalon, il faut en premier lieu faire une vérification par palper et écographie. Il faut faire une vérification de la situation de l’ovaire pour voir si des  » structures  » sont présentes. Attention, une simple palpation ne permettra pas de déterminer la formation d’un follicule ou d’un corpus luteum (corps jaune). Une écographie est préférable si possible. S’il n’y a pas d’activité folliculaire présente en dehors de la saison normale d’anoestrus, une réévaluation doit être effectuée 5 à 7 jours après. Enfin s’il n’y a toujours pas d’activité, une injection d’hormone peut être nécessaire. Si un corps jaune est présent, un œstrus peut être induit par l’utilisation d’hormone prostaglandine ou une de ces homologues. Cela donnera peut être pour l’œstrus, une meilleure gestion du temps qui s’ensuit. Plusieurs palpations et écographies seront nécessaires pour localiser l’ovulation imminente et donc le meilleur moment pour l’insémination. Pour les jours qui suivront, une série de palpation sera nécessaire dans la mesure du possible. La chaleur silencieuse est une habitude énervante chez la jument, du moins pour les perspectives d’élevage, mais avec de bons moyens de contrôle, c’est un problème qui est tout à fait gérable.

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Appaloosa et sélection

 La race appaloosa est née de la sélection minutieuse opérée par les Indiens Nez-Percés : ce peuple de chasseurs et de guerriers nomades avait besoin de chevaux robustes, rustiques, endurants, aux pieds sûrs, mais aussi courageux et rapides. Durant la guerre contre l’armée américaine, les appaloosas permirent aux Nez-Percés de tenir en échec la cavalerie américaine de nombreux mois, fuyant sur des terrains montagneux où les chevaux de l’armée américaine ne purent pas les suivre. Après la capitulation des indiens Nez-Percés et la dispersion de leurs chevaux, il fallut attendre plusieurs années avant que les éleveurs passionnés décident de recréer la race et définissent un standard. Découvrez l’histoire de « la lignée Toby’s ou la légende de l’appaloosa » ! Les premiers reproducteurs choisis furent appelés les « fondateurs »: CandyF320, Patchy F416, Sundance F500, Toby, Red Eagle, Simcoe’s Sarcee, Chief ofFourmile, Joker B, Juaquin, Bambi E etc… Depuis quelques années, de trop nombreux croisements avec des quarter-horses et des pur-sang ont dilué le sang appaloosa. Néanmoins, plusieurs éleveurs américains et quelques éleveurs européens oeuvrent pour la préservation de la race appaloosa pure, sélectionnant leurs chevaux à partir des lignées fondatrices. Ces chevaux appaloosa dits « fondation » sont particulièrement appréciés comme chevaux d’extérieur et d’endurance de part leurs qualités innées : faculté de récupération, caractère calme, dos et ossatures forts, sabots solides. Actuellement seuls les chevaux issus des fondateurs, avec au moins 75% d’ApHC sur 5 générations (1ère génération : Le cheval) et aucun non ApHC dans les 4 premières peuvent être inscrits à la Foundation Appaloosa Horse Registry (FAHR) et porter le nom d’appaloosa fondation.   On reconnait également un appaloosa fondation à la présence dans son pédigree d’ancêtres possédant un numéro ApHC comportant la lettre F ou un numéro inférieur à 69999. Aujourd’hui, coexistent donc deux types d’appaloosa bien distincts: – L’appaloosa moderne possède, à l’image du quarter horse avec lequel il a été croisé, une ossature plus légère, une arrière-main puissante, une encolure longue, des crins fournis et une petite tête. Il est particulièrement apprécié en show /compétition western. Plus élégant et rapide que l’appaloosa fondation, il a perdu en rusticité et en endurance. Il est souvent moins coloré que l’appaloosa originel. – L’ appaloosa fondation possède une morphologie avec « de l’os », une encolure moyenne, des pieds solides, des crins souvent peu fournis, une couleur en général spectaculaire . Avec sa stabilité mentale, sa rusticité et son endurance, il est particulièrement adapté à l’équitation d’extérieur. Il a hérité des qualités originelles de l’appaloosa nez-percé. Alors, appaloosa moderne ou véritable appaloosa indien, à vous de choisir ! Quelques fondateurs : Article rédigé par Michel et Virginie SUZANNE              

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Sélection et dégénérescence de la race arabe

 SOMMAIRE INTRODUCTION : généralités sur le pur-sang Arabe. I Le pur-sang arabe : race internationale 1.1. Historique 1.2. Géographie II L’insémination au service de la sélection 1.1. Les contraintes de sélectivité du berceau de la race 1.2. Aspects génétiques, conséquence sur la population Arabe 2.1.1. l’incidence de l’insémination artificielle sur le progrès génétique 2.1.2. L’incidence de l’insémination artificielle sur la variabilité génétique 2.1.3. Consanguinité Conclusion générale INTRODUCTION : généralités sur le pur-sang Arabe. Pour la plupart des gens, l’Arabe est le cheval par excellence. Il est effectivement certain que, sans lui, l’élevage du cheval de sang eût été impossible. Depuis des siècles, plusieurs races de poneys et de chevaux lourds ont été plus ou moins améliorés par des croisements avec l’Arabe. Elles y ont gagné en mobilité, rapidité, endurance, tempérament, élégance et beauté physique. L’Arabe a joué dans l’amélioration du pur-sang anglais un rôle capital et stimulé l’élevage du cheval de selle. Donc essentiel pour l’amélioration de la race chevaline, l’Arabe est sans conteste le plus beau et le plus racé des équidés. C’est là un heureux hasard, car sur les hauts plateaux de la péninsule Arabique, les Bédouins du Nadj (ou Nedj) qui pratiquèrent pendant des siècles l’élevage de cette race remarquable se préoccupaient avant tout d’accroître la résistance, la puissance, la rapidité, la frugalité et la soumission à la volonté du cavalier. Pour y parvenir, ils procédaient à une sélection impitoyable, à des croisements consanguins et veillaient avec un soin jaloux à la sauvegarde du sang originel. Pour un éleveur, entreprendre une journée de voyage avec une jument pour trouver le reproducteur adéquat était monnaie courante, et les Bédouins du désert connaissaient par cœur la généalogie de leurs chevaux. Si l’origine du cheval Arabe reste incertaine, peintre et gravures montrent que les Assyriens, les Perses et principalement les Egyptiens de l’époque pharaonique montaient déjà des chevaux aux jambes longues, élégants et racés, ce qui laisse supposer que ce type d’équidé léger et rapide n’est pas dû à la sélection et à l’intervention de l’homme, mais le résultat d’une adaptation aux conditions de vie extrêmes du milieu désertique originel. De cette souche primitive procèdent les différentes races et espèces que l’on qualifie globalement d’ » orientales « , dont fait partie le cheval vivant dans les désert de la péninsule arabique. La légende selon laquelle les Arabes pur-sang auraient eu pour ancêtres les cinq juments préférées du Prophète ne repose sur rien. En revanche, il est certain que, par son extraordinaire prescience et par son expérience de l’élevage qu’il a défini et clairement exposé dans le Coran, Mahomet à joué un rôle capital dans l’évolution et l’amélioration delà race arabe. L’expansion de l’Islam Autour du bassin méditerranéen a par ailleurs contribué à répandre le cheval Arabe dans l’Afrique du Nord et dans le Sud-Ouest de l’Europe. Par la suite, ces Arabes d’importation furent recherchés par les marchants, achetés, exportés. Des élevages se créèrent sur tous les continents. Rien qu’aux Etats-Unis, l’effectif est actuellement de 500 000 chevaux de race Arabe dont les ancêtres étaient d’authentiques animaux

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Les signes d’alerte de l’hyperthermie chez le cheval

Selon les propos de Dave Freeman : division des équidés de l’Université d’Etat de l’Oklahoma. A Stillwater en Oklahoma, les températures diurnes s’élèvent rapidement pour atteindre 38° C en 90 minutes. Cela signifie que les propriétaires de chevaux auront à surveiller de près leurs animaux. « La chaleur est une conséquence normale des processus métaboliques du cheval ». Pendant le travail, la production de chaleur augmente de façon conséquente. Par rapport au repos, la production de chaleur peut augmenter de 50% lors d’exercices intenses. En conséquence la transpiration, la circulation capillaire sous cutanée et la fréquence respiratoire sont accrues afin d’éliminer la chaleur produite. « L’hyperthermie induite par le travail survient lorsque la température extérieure est élevée »   Les signes d’hyperthermie, couramment observés sont une sudation profuse et des fréquences cardiaque et respiratoire élevées. De plus certains chevaux souffrent d’anhidrose, c’est à dire qu’ils ne peuvent pas produire ou produisent peu de sueur. C’est parce que la thermorégulation est essentiellement dépendante de la convection (aération par le vent) et de l’évaporation (de la transpiration), que les chevaux anhydres sont les premiers candidats à l’hyperthermie. « L’hyperthermie se transforme rapidement en coup de chaleur si l’intensité du travail, la température ambiante et l’humidité surchargent la capacité de refroidissement du cheval. »   Les signes du coup de chaleur sont: peau sèche et chaude, fréquences cardiaque et respiratoire supérieures aux normes et température rectale anormalement élevée. « Le coup de chaleur est une menace vitale; le propriétaire devrait rapidement appeler un vétérinaire équin. Le cheval sera placé en un lieu ombragé et très aéré. On arrosera les jambes de l’animal afin de faciliter la déperdition de chaleur. Dans les cas graves, on enveloppera des sacs de glace sur les jambes et les régions richement vascularisées. Le vétérinaire doit apporter de grandes quantités de liquide (par voie IV) à l’animal et pourra même administrer des lavements (rectaux) d’eau glacée ou arroser le cheval avec cette eau, si la température centrale est très élevée. Normalement, la température rectale d’un cheval avoisine 38°3 C. La température critique, celle qui, maintenue trop longtemps, engage le pronostic vital, avoisine les 40° C  »   Le meilleur conseil à donner aux cavaliers est d’apprendre à reconnaître l’hyperthermie avant qu’elle ne se transforme en coup de chaleur.  Arrêter tout exercice et refroidir le corps de l’animal en le mettant à l’ombre     dans un lieu bien aéré contribue à stopper l’évolution vers le coup de chaleur. « On fera attention à ce que le cheval ne se déshydrate pas lors de longues séances de travail. De grandes quantités de fluides peuvent être perdues par transpiration. » « La vieille habitude de restreindre les apports d’eau chez le cheval pendant le travail n’a pas de base scientifique. » « En principe les chevaux seront autorisés à boire aussi souvent qu’ils le désirent même pendant le travail, à moins qu’ils ne montrent des signes évidents d’hyperthermie. » Un cheval peut souffrir de coliques s’il absorbe de grandes quantités d’eau d’un trait; par conséquent, lorsqu’il fait chaud, les cavaliers leur donneront à boire de

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Les facteurs affectant la fertilité du cheval

  1. CHEZ L’ETALON 1.1. Infections virales 1.2. Infections bactériennes 1.3. Infections parasitaires 1.4. les anomalies génitales     2. CHEZ LA JUMENT 2.1. Facteurs pathologiques 2.2. Les perte embryonnaires 2.3. Facteurs infectieux 2.4. Infections bactériennes 2.5. Infections à protozoaires 2.6. Infections mycosiques 1. CHEZ L’ETALON 1.1. Infections virales Artérite virale: Se caractérise par une dégénérescence et une nécrose des petites artères desservant le système musculaire. Les dommages subis par les artères se retrouvent dans toutes les parties du corps avec œdèmes, hémorragies et sont révélés par des symptômes divers : avortement si la jument contracte la maladie pendant la gestation, fièvre, diminution des globules blancs, inflammation catarrhale des muqueuses respiratoires, digestives, œdème de la conjonctive, des paupières, des membres. Ce tableau clinique est actuellement atténué chez les animaux séropositifs détectés. Au cours de la période fébrile de la maladie, le virus est présent dans le sang, les sécrétions nasales, le sperme, la salive et les fèces des animaux atteints. Chez l’étalon porteur le sperme contiendrait le virus pendant la phase clinique de la maladie. Le virus persiste dans la semence d’un certain pourcentage de convalescents quelques semaines après la fin des symptômes et chez le 1/3 des animaux pendant des années (porteurs chroniques). Le taux de porteurs chroniques varie considérablement selon les élevages. On suppose que le repos sexuel dès l’apparition des premiers symptômes, la vaccination avec un virus vivant atténué ou enfin des signes cliniques moins sévères diminuent les chances d’apparition de portage chronique. Les juments saillies par un étalon porteur-excrèteur deviennent systématiquement séropositives (Anticorps neutralisants) dans les 28 jours suivant la saillie. Elles présentent très rapidement des signes cliniques de la maladie. Ces étalons joueraient un rôle très important dans la dissémination de la maladie. Le portage du virus dans la semence s’accompagne toujours de la présence dans le sérum d’Anticorps neutralisants à des taux élevés. Le niveau d’excrétion du virus apparaît constant pendant toute la durée du portage. Un étalon séropositif qui a terminé la phase évolutive de la maladie et qui n’est pas excréteur du virus dans son sperme ne deviendra jamais excréteur à l’avenir. C’est sur cette phase que repose la réglementation. Anémie infectieuse C’est une maladie spéciale aux équidés, infectieuse, virulente, peu contagieuse et essentiellement inoculable. Elle est due à un Rétrovirus et se caractérise par une évolution chronique où dominent amaigrissement, œdèmes et anémie entrecoupés par les épisodes aigus fébriles. Un animal contaminé par le virus le sera jusqu’à sa mort. Il sera porteur d’Anticorps spécifiques mis en évidence par le test de Coggins. Le sang représente la source virulente essentielle : d’où les transmissions par des insectes piqueurs et certaines interventions (seringue, rabot odontriteur, fibroscop…). On compare cette maladie au SIDA de l’homme. Le virus peut également être présent dans le sperme. Sa transmission aux juments a été peu étudiée. Un étalon atteint doit être abattu. Exanthème coïtal Il est dû à un Herpes virus type III. Les symptômes sont des petites vésicules sur la verge qui rendent l’étalon temporairement déprimé, incapable de

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Présentation d’un centre pour chevaux malades et retraites

Bonjour à vous tous, Ancien éleveur de chevaux et spécialisé depuis plus de vingt ans dans la retraite de qualité pour chevaux en fin de vie – je voudrai expliquer pourquoi j’ai ouvert un centre de standing pour chevaux, malades, fatigués ou tout simplement à la retraite ….. Ces magnifiques compagnons que sont nos chevaux, ne méritent-ils pas plus que n’importe qui de pouvoir vivre des instants de confort, d’attentions particulières de nourriture de qualité et pouvoir continuer à bénéficier des mêmes relations que celles qu’on leur donnent lorsqu’ils sont en service ,…. Moi, j’ai toujours pensé qu’ils avaient droit à une vraie récompense. Le bonheur n’est pas dans le pré, j’en suis totalement persuadée.. Amicalement à tous Eliane REGNIER CHEVAL BIEN ETRE adresse : campagne Blanche  RD 6 tel : 04 42 53 34 03 site Internet: www.chevalbienetre.com email: cheval.bien.etre@wanadoo.fr  

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L’hiver est là. Faut-il tondre ou non son cheval ?

  Les chevaux voient leur température monter assez facilement et sont difficiles à refroidir. Il est plus important de penser au coup de chaleur qu’à leur apparence. Tandis que nous sommes à l’aise de 10 à 30 degrés C, le cheval l’est de -10 à 15. Pourquoi ? Parce que la plupart des races de chevaux ont évolué dans des climats froids. Leur corps est conçu pour produire et emmagasiner de la chaleur, à la différence de nous les humains ; nous avons perdu cette capacité depuis que nous vivons bien au chaud dans nos maisons. En août, la plupart des chevaux et poneys commenceront à perdre leur poils d’été plus léger et à développer un manteau plus épais et plus lourd afin de préparer une défense pour l’hiver. Ce nouveau manteau de poils est bien utile lorsque le cheval reste au pré, dans un environnement froid et humide et n’a qu’une pâture clairsemée à se mettre sous la dent. Mais nous lui demandons maintenant de travailler et d’exécuter des exercices que la nature n’a jamais prévu pour lui. De plus, nous avons créé un environnement artificiel, comme le boxe et dorénavant, il ne connaît plus de période de carence alimentaire. Cette protection supplémentaire qui était si nécessaire, peu parfois faire plus de mal que de bien, particulièrement si votre cheval est invité à travailler fréquemment. En vue des chaleurs d’été, la plupart des chevaux commenceront à perdre leurs manteaux d’hiver en février lorsque les journées redeviennent sensiblement plus longues. Malheureusement, parfois, les chaleurs reviennent avant que votre cheval ait eu le temps de perdre son manteau. Et là, le cheval a beaucoup de difficultés à supporter cette chaleur. La tonte à 3 millimètres est recommandé pour un cheval travaillant au dessus de 24 degrés C. POURQUOI FAUT IL TONDRE ? La première raison est la plus importante, celle de la santé et du confort du cheval. L’hyperthermie (surchauffe) se produit quand le corps d’un cheval produit plus de chaleur qu’il ne peut en évacuer. Un cheval qui a trop chaud sue abondamment. Cette transpiration intense est une cause de déshydratation. Cela peut être aussi une cause de perte de forme physique pour le cheval de sport, même si il est correctement nourri. Les conditions deviendront impossible pour un cheval en concours. Ce manteau d’hiver imbibé de sueur peut prendre des heures à sécher, laissant le cheval dans des conditions humides et froides, de parfaites conditions pour attraper une pneumonie. Les parasites aiment ces toisons d’hiver. Le pansage est long est très difficile. La sueur séchée qui n’est pas enlevée peut blesser par le frottement du tapis de selle. Elle peut causer des infections. La boue est beaucoup plus facile à enlever quand le manteau est court. Cependant, La tonte ne devrait jamais remplacer un pansage approprié. Les problèmes, tels que les gonflements, blessures et les maladies de peau, peuvent passer inaperçus lorsqu’ils sont cachés dans tous ces poils. Le traitement de n’importe quel type de problème de peau est plus

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Pouvez-vous monter un cheval qui a la grippe ?

  Vous vous réveillez après une nuit agitée, toussant, avec une respiration lourde et constamment le nez dans vos mouchoirs. Votre tête et votre poitrine sont prisent dans un étau, vous ne pouvez pas manger et vous avez des bleus. Qu’est ce qu’il vous arrive ? Vous avez la grippe. Et quand votre cheval l’a, lui non plus, ne se sent pas mieux. Avec les nombreuses expositions et concours, la probabilité que votre cheval contracte la grippe est assez élevée. La grippe est un virus et est très contagieuse chez les chevaux. Elle est provoquée par deux formes distinctes de virus. Les symptômes incluent l’inflammation de la gorge, la fièvre, la toux, une respiration sifflante, un manque d’appétit et la dépression. Puisque la grippe est un virus, il n’y pas grand chose à faire que de traiter les symptômes afin de soulager le cheval. Cependant, quand votre cheval s’avère être un animal de compétition et un excellent athlète, il n’est pas raisonnable d’attendre et d’espérer qu’il ne contracte pas la maladie. Il faut le vacciner. Ce virus se répand surtout chez les jeunes chevaux en formation, et les manifestations se produisent au moins  une fois par an dans tous les élevages et centres équestres. Dans une étude entreprise à l’université de l’Etat de l’Ohio pour déterminer les effets de l’exercice sur des chevaux atteints de la grippe par rapport aux chevaux infectés mais au repos, il a été conclu que les chevaux travaillant ne portaient pas le virus plus longtemps que ceux au repos, mais les symptômes ont été aggravés par la fatigue des exercices. Les chevaux ont trotté pendant cinq jours par semaine sur un tapis roulant à 10 km par jour. Dans l’étude, tous les chevaux ont montré des signes du virus dans un délai de 36 heures après l’infection, dont la fièvre, la toux, l’écoulement nasal, le manque appétit et la dépression. Ces symptômes ont persisté pendant 13 jours après l’infection et étaient plus graves chez les chevaux au travail. La fièvre également développée chez tous les chevaux persistait pendant 11 jours après l’infection. La toux s’est par la suite développée chez tous les chevaux, avec une infection virale plus élevée chez les chevaux à l’exercice. Tandis que tous les chevaux présentaient une perte de poids dans les quatre jours après l’infection, les chevaux au travail ont perdu 20 kg de plus que ceux au repos, et cela a duré encore pendant un mois. Évidemment, les chevaux au travail ont présenté des signes cliniques plus graves du premier jour de l’infection jusque 9ème jour. Les signes cliniques ont disparu chez tous les chevaux, 14 jours après l’infection. Il est important de noter que les chevaux étaient tous débourrés et que par conséquent, l’étude n’est pas valable pour des jeunes chevaux en formation. Il faut penser qu’un débourrage est une période de stress pour ces jeunes chevaux. Les propriétaires de chevaux doivent savoir qu’il est plus sage de ne pas faire travailler trop durement les grippés, s’ils veulent les

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